Le Banquet de BelzéButh - Le menu ! - Les Mattagumber
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Spectacles en plein air. Théâtre - Musique - Danse - Chant - Poésie...


Le Banquet de BelzéButh - Le menu !

Publié par mattagumber sur 19 Août 2014, 16:27pm

Comme chaque année, une plaquette de présentation est distribuée à l'entrée du spectacle. En voici le contenu : menu du banquet, distribution des rôles, déclaration d'intention... :-)

 

MISE EN GARDE – Certaines techniques mises en œuvre dans ce spectacle l’ont été avec l’aide de personnes qualifiées et ne sont pas à reproduire chez soi sans précaution !

 

Affiche BBB v5

Le Banquet de BelzéButh

 « L’homme, la brute et l’animal »

 

 

Mise en bouche pour les spectateurs arrivés en avance…

 

Eternelle question, que l’on soit croyant ou non (car ce spectacle est purement laïque) : si un Dieu pleinement bon et tout puissant a créé l’Univers, d’où vient le Diable ? Autrement dit, pourquoi le mal, la souffrance, la maladie…? Pourquoi donc Lucifer déchoit-il ? Et puis, au-delà de cette question, une autre : celle du vice et de la vertu. Qu’est-ce que le Bien ? Qu’est-ce que le Mal ? Qu’est-ce qui est bien ou mal ?

En grec ancien, la vertu, c’est littéralement l’excellence, c’est-à-dire le meilleur usage que l’on peut faire d’une chose (par exemple la vertu d’une bonne bouteille… qui n’a pas de vice de fabrication !) ou encore le meilleur « usage » de soi-même... Etre vertueux, non vicieux, c’est donc tendre vers le meilleur, vers l’amélioration continue de soi-même, c’est vouloir être un honnête homme qui cherche le bon, le grand, le vrai et le beau, parfois en engageant très concrètement sa personne dans la mêlée de l’histoire au service de ces valeurs.

Paradoxalement, la nature de l’homme, c’est de n’avoir pas de nature : l’homme est un être perfectible, donc imparfait, inadéquat, inadapté à son environnement (autrement dit, c’est une sorte de raté de l’évolution, contrairement aux autres espèces qui correspondent à leur milieu). Etre pleinement Homme, c’est avoir conscience que des « choses », dans l’Humanité, nous dépassent (l’esprit, la raison, l’histoire, la langue, les idées, les principes, les symboles…), vers lesquelles l’on peut donc tendre. Il y a perpétuellement plein d’occasion de tendre vers la grandeur. Même quand on est diable. Et beaucoup d’occasions ratées aussi.

Un philosophe de la Grèce ancienne, Aristote, expliquait que l’Homme était, du fait de son intelligence, de ses capacités conceptuelles et symboliques, un être supérieur à l’animal. C’est un fait aujourd’hui souvent absurdement nié. Mais le vieux sage, qui savait de quoi il parlait, précisait aussitôt que, parmi toutes les espèces qui composent le vivant, l’Homme pouvait aussi être bien pire que l’animal, par sa capacité de perversion, par sa capacité de faire souffrir pour le plaisir, de faire le mal pour le mal. Pour l’animal, le Bien, le Mal, cela n’existe pas véritablement. Un chat ne fait pas souffrir une souris qu’il a attrapée par plaisir de la torturer, mais par jeu, parce que c’est bien rigolo de l’entendre couiner comme le ferait n’importe quel canard en plastique… Et puis il se trouve qu’à un moment, cela prend un goût bien meilleur que celui du canard de baignoire. Seul l’animal humain est capable d’une inépuisable inventivité dans l’art de faire souffrir (parfois plus encore quand il s’agit de son semblable).

Il y a donc l’Homme avec un grand H, esprit ingénieux et inventif, capable de génie, de bonté, sensible à la beauté, de ce fait supérieur à l’Animal, neutre et amoral, mais qui est lui-même supérieur à la Brute, ou autrement dit la Bête (c’est-à-dire l’incarnation de la Bêtise). Plutôt que de mettre pudiquement la tête dans un sac, regardons le « mal » en face, apprivoisons-le, afin de nous rendre meilleurs.

Le diabolique (littéralement ce qui sépare, ce qui divise, ce qui brise) est l’exact inverse du symbolique (littéralement ce qui réunit). Le Diable, ce sont les hommes livrés à leurs pulsions égoïstes (qu’ils finissent par raffiner)… L’Enfer, ce n’est donc pas stupidement les Autres. L’Enfer, c’est l’individu autocentré, égocentrique, narcissique, bêtement content de soi (c’est parfois l’enfant roi devenu tyran par excès d’égards !).

Au fond, ce spectacle n’est donc pas un spectacle sur les Enfers. C’est un spectacle sur l’entre-deux du Ciel et de l’Enfer, c’est-à-dire un spectacle sur la Terre et ses Terriens. Bref, comme chaque année… Vous vous y reconnaîtrez sûrement. Bon courage ! 

                                         Mathieu Lavarenne

*   *   *   *   *

 

Le    6anquet

de  6elzé6uth

Une comédie festive et enflammée !

« Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance » – DANTE, La divine comédie, L’enfer.

12ème spectacle d'été en plein air de la troupe des Mattagumber

Théâtre - Musique - Danse - Chant - Magie

 

 

Le prince de Belzébuth fête son 5000ème anniversaire et l'on se presse au banquet qu'il organise... Lucifer, Méphisto, Sathaniel ou encore Belphégor s'y remémorent leurs souvenirs de vieux combattants... au milieu de toute une foule de personnages hauts en couleur, sur fond de musiques, de chansons, de dialogues enflammés, et... de magie !

Vous ne vous étonnerez donc pas d'y rencontrer, entre autres, quelques sorcières facétieuses, une mamie Zébuth pour le moins encombrante, un Saint-Pierre sacré farceur et sa légion de chérubins, ou encore une paire de Saints particulièrement ingrats...

Après notamment les adaptations de Gilgamesh, Gargantua ou Don Quichotte, après d’audacieuses escapades dans les thématiques de l’intimité, de la guerre, de la mer, après la relecture poétique du conte russe de l'Oiseau de feu, après un voyage futuriste à l’autre bout de la galaxie, la joyeuse troupe vous invite cette année à une descente (inévitablement désopilante et existentielle) aux Enfers...

Promis juré, on ne s'ennuiera pas, entre enfer et paradis...!


Pour en savoir plus (actualités, photos et vidéos des spectacles précédents...) :

http://mattagumber.over-blog.com

Vous pouvez aussi nous suivre sur Facebook sur la page du spectacle ou celle de la troupe,

 ainsi que sur notre compte Twitter.

Pour en savoir plus sur Anthony le magicien et le contacter pour une prestation :

http://anthonylemagicien.fr

 

PREAMBULE SAVANT

   d’après un anonyme viral

 

Scène 1 – LE BANQUET DE BELZEBUTH

   d’après « Les 500 diables » de DUMANOIR et DENNERY (1854)

Jacques BREL « Le diable (ça va) » (1955)

Charles AZNAVOUR « Poker » (1965)

Charles TRENET « La java du diable » (1955)

 

Scène 2 – LES ERREURS DE JEUNESSE

   d’après « Le gentil petit diable» de Pierre GRIPARI (1967)

   ainsi que le « Dialogue puéril » de Roland DUBILLARD (dans Les diablogues,1975)

Le Grand Orchestre du Splendid « La Salsa du Démon » (1980)

 

Scène 3 – LE SALTIMBANQUE AUX ENFERS

  d'après un fabliau du Moyen-âge, auteur anonyme "Le jongleur aux enfers",

  avec l’aide de Rowan ATKINSON (1981) et de René BARJAVEL, Une rose au paradis (1981)

LA BOTTINE SOURIANTE « Le démon sort de l'enfer » (2001)

LA POUPEE DU LOUP « Les mineurs » (Le rituel mélange – 2005 – Thomas Lavarenne)

Georg Friedrich HAENDEL « Halleluja » (1741)

 

Scène 4 – LES SEPT PECHES CAPITAUX

AC/DC « Hell’s Bells » (1980)

AC/DC « Highway to Hell » (1979)

 

Scène 5 – MEPHISTO, BOSSU ET BOITEUX

   d’après la légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour de Victor HUGO (« Le Rhin » – 1842)

 

Scène 6 – AU FOND DU JARDIN

   d’après Mark TWAIN, « Le journal d’Eve », dans Les papiers de la famille Adam (1905)

 

Scène 7 – CHAMPAGNE !

Jacques HIGELIN « Champagne » (1979)

 

Scène 8 – LA FARCE DU MEUNIER

   d’après la « Farce du meunier dont le diable emporte l’âme en enfer » (attribuée à Andrieu DE LA VIGNE, 1496)

AU GRE DES VENTS « La fiancée du diable » (2001 – traditionnel alsacien)

Georges BRASSENS « La chasse aux papillons » (1952)

 

Scène 9 – LE CHATIMENT DE LUCIFER

AU GRE DES VENTS « Idée menthe » (2001 – Gilles Péquignot)

 

Scène 10 – LE LIVRE DE MAGIE DU DOCTEUR FAUST

   d’après MARLOWE, Docteur Faustus  (1592)

LA POUPEE DU LOUP « Le grand Sabbat » (Toutes les morsures – 2013 – Mathieu Lavarenne)

 

Scène 11 – LE DIABLE DANS LA BOUTEILLE

JULIETTE, « Le diable dans la bouteille » (Nour - 2013)

 

Final – LA PIECE MONTEE

Jacques OFFENBACH « Orphée aux enfers » (1858)

 

 

 

MALAXAGE et COUTURE DES TEXTES / SUPERVISION DU CHANTIER :  

Mathieu Lavarenne, avec la complicité active et inventive des membres de la troupe

CHOREGRAPHIES : Sébastien Chabouté, Elodie Cuissard

COSTUMES : Suzanne Kallmeyer, Céline Stoecklin, avec l’appui de petites mains efficaces

CREATION DES MASQUES : Elodie Mattler, avec son équipe rapprochée (JB et Mathilde)

MAGIE : Anthony (Biegel) le Magicien

CREATION DES BIJOUX : Carole Déveille

 

TECHNIQUE, SON ET LUMIERE : Alexandre Lavarenne, Martial Lavarenne, Robin Burglin, David Anstett, Daniel Baumgartner

EQUIPE TECHNIQUE MAGIE : Jean-Paul Bucher, Thomas Lavarenne, Daniel Baumgartner, Martial Lavarenne, Alain Biegel, Anthony Biegel, Céline Stoecklin, Suzanne Kallmeyer, Julien Blaise, Jean-Bernard Guiot, Technistub de Mulhouse.

MARMITE ET PORTE DES ENFERS : Gilbert Déveille, Laurent Déveille et l’entreprise Lutz

 

MUSICIENS : Valère Kaletka (guitare électrique, mandoline, chant), Sébastien Koenig (violoncelle, chant), Mathieu Lavarenne (guitare, basse, mandoline), Thomas Lavarenne (accordéon), Pierre Muller (clarinettes, cornemuse), Jacques Saly (chant, flûte, rauschpfeiffe, guimbarde, lyre), Mireille Sengelin (batterie, percussions), Charly Sengelin (euphonium, bouteillophone),

 

DISTRIBUTION DES ROLES :

              Mathilde Bauer : Diablotine / Eve
                  Anthony (Biegel) le Magicien : le marquis de Lucifer

                     Sébastien Chabouté : le comte d’Astaroth / un démon
            Elodie Cuissard : une diablesse / l’Envie / la meunière / une sorcière
       Carole Déveille : une diablesse / la Paresse / une sorcière / un démon

  Laurent Déveille : Dr Jérémy Ménerlache / le duc d’Asmodée / un démon / le curé / Saint Nil
 Michel Franke : le baron de Béhémoth / Diablotin / le chevalier / un démon / le bourreau
                     Iris Henzen : la Gourmandise

 Suzanne Kallmeyer : une diablesse / la vieille dame /  l’Avarice  / une sorcière / un démon
      Sébastien Koenig : petit Zébuth  / Adam / Saint Médard  / le diable Bérith
                 Nicolas Lehr : Belzébuth, prince des Enfers
Elisabeth Macchi : Emilie / une âme / la Colère / une diablesse / une sorcière / un démon
   Guillaume Macchi : le chevalier Sathaniel / le meunier / un démon          

Elodie Mattler : Mamie Zébuth

Jean-Baptiste Mattler : Dr Slalom Ménerlache / le vicomte Méphistophélès, 1er ministre des Enfers
     Jean-Charles Mattler : Saint-Pierre
                    Léo Saly : Tick / un démon
        Louis Saly : Tack / un démon

            Jacques Saly : le saltimbanque

Monique Saly: Alexina / une âme / la Luxure / une diablesse / une sorcière / un démon

   Charly Sengelin : un démon

Théo Sengelin : un démon

      Didier Simon : l’archiduc de Belphégor

Céline Stoecklin : Maman Zébuth / l’Orgueil / une diablesse / un démon / une sorcière

Gabriel Viroulet : le joueur / une âme / Joe

  Jean-Jacques Viroulet : Cerbère, le portier des Enfers

Aaron Anstett, Ema Déveille, Louis Déveille, Adrien Franke, Pauline Franke,
Eulalie Lavarenne, Léon Lavarenne, Soren Lehr, Ciana Muller
: la légion de chérubins

 

– Remerciements 

Mairie de Seppois-le-Bas, Mairie de Mooslargue, Agence Culturelle d'Alsace, Technistub de Mulhouse, Entreprise Lutz de Durlinsdorf, L'Alsace, Dernières Nouvelles d'Alsace, France Bleu Alsace, Gilbert Déveille, Martial Chevalier pour le stage de « cracheurs de feu », Jean-Bernard Guiot, Julien Blaise, David Anstett, l’ASC St Michel et la Cie Mich’min de Riespach, Burgdeifala d’Illfurth, La Plume à l’Oreille, Métamorf’Ose de Moernach, Chœur « Turbulence », Thomas Dangel, Jean-Paul Bucher, Magali Lehr, Francis Demuth, Denise Stoecklin, Jean-Jacques Contant, Liliane Hamelin, Geneviève Mattler, Jeannot Mosser, et toutes celles et tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à cette palpitante aventure du 12ème spectacle d’été des Mattagumber.

 

« Il faut que la queue du diable lui soit soudée, chevillée et vissée à l'échine d'une façon bien triomphante pour qu'elle résiste à l'innombrable multitude de gens qui la tirent perpétuellement »

Victor Hugo, Lucrèce Borgia (1833)

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